L’opticien Marc Jay et sa voiture, une Lancia  Fluvia 1600 HF de 1972
27 juil. 2020

Tour Auto Optic 2000 2020 : Marc Jay, opticien dans le Rhône, répond encore présent

Propriétaire de 4 magasins Optic 2000 et 2 magasins LISSAC dans le Rhône (69), Marc Jay participera pour la 8e année consécutive au Tour Auto Optic 2000 du 31 août au 5 septembre 2020. Une belle édition en perspective, avec son fils pour copilote.

Quelles sont les motivations qui vous poussent à participer à cette course mythique de voitures anciennes ?

M. J. : Participer à ce rallye est pour moi une évidence. Tout d’abord, parce que je suis un passionné d’automobile, c’est ma 8e participation. Mais aussi parce que cet événement fait sens avec mon métier. 95 % des informations nécessaires pour conduire passent par la vision. Cette édition 2020 est un peu particulière, j’ai la chance de la partager avec mon fils de 18 ans, qui sera mon copilote. C’est aussi un fou de voitures et il a déjà un bon coup de volant (rires). On concourt avec une Lancia Fluvia 1600 HF de 1972. Je participe avec la même voiture depuis 8 ans. Ce n’est pas simple de fiabiliser une voiture. Donc quand elle est fiabilisée, et qu’on la connaît bien, on la garde. C’est une voiture qui est très agréable à conduire, que je n’utilise que pour le Tour Auto Optic 2000. J’ai le sentiment de la redécouvrir à chaque fois, c’est sympa.

À quelques semaines du départ, vous sentez-vous prêt ?

M. J. : On n’est jamais complètement prêt pour le Tour Auto Optic 2000 (rires). D’expérience, si on se sent prêt, ce n’est pas bon signe. Quand on participe à une course d’environ 3 000 kilomètres avec une voiture ancienne, on tombe forcément en panne. Il y a seulement deux choses qu’on ne sait pas : quelle panne on va avoir et où elle va se produire. Le facteur « chance » compte beaucoup. Ces « pépins », plus ou moins faciles à solutionner, font partie de la course. D’ailleurs, mes meilleurs « Tour Auto » sont ceux où j’ai dû faire face à plusieurs « pépins » pour finir coûte que coûte la course. Certes finir dans le top 10 c’est top, mais terminer la course c’est déjà une belle victoire.

Une anecdote à partager ?

M. J. : Il y a 4 ans, on a eu un problème de carburation, c’est-à-dire que la voiture ne tournait que sur trois cylindres au lieu de quatre. On s’est arrêté dans un garage, perdu dans un village. Un monsieur, d’un certain âge, était en train de manger, il a tout lâché pour nous. Alors qu’il avait pour habitude de réparer des tracteurs, il a ouvert le capot de notre voiture. On a cherché la panne pendant 1 heure, on a tout démonté. En fait, une vis était partie d’un « carbu », ce qui engendrait une prise d’air, et ne permettait plus d’alimenter un cylindre. On a vissé de force un bouchon en plastique dans le métal (rires). Cela a tellement bien marché qu’on a fini le rallye !